Vous respirez, sans même avoir à y penser.

Chaque jour, des milliers de respirations se succèdent naturellement, souvent en arrière-plan de nos activités, de vos pensées et des émotions traversées.

Pourtant, il arrive qu’un changement subtil apparaisse : le souffle devient plus court, plus haut, plus rapide. Vous soupirez davantage. Vous retenez votre respiration sans même vous en rendre compte.

Et bien souvent, cela nous renseigne moins sur nos poumons que sur notre état intérieur.

Respirer n’est pas seulement un acte automatique

La respiration fait partie des rares fonctions du corps qui sont à la fois :

– automatiques ;
– et accessibles volontairement.

Vous ne décidez pas consciemment de respirer à chaque instant — heureusement — mais vous pouvez choisir, pendant quelques instants, d’y revenir.

C’est ce qui rend la respiration particulièrement intéressante dans certaines approches psychocorporelles.

Non parce qu’elle serait magique.

Mais parce qu’elle peut devenir un point d’entrée vers davantage de présence, de conscience corporelle et de régulation.

Le souffle comme reflet de votre état intérieur

Lorsque vous traversez une période de stress, de surcharge ou d’inquiétude, le corps s’adapte.

La respiration peut devenir :

– plus rapide ;
– plus superficielle ;
– plus haute dans le thorax ;
– parfois même presque imperceptible.

À l’inverse, lorsque vous vous sentez plus en sécurité, concentrés ou apaisés, le souffle retrouve souvent davantage d’espace et de fluidité.

Observer sa respiration n’a donc pas pour objectif de la contrôler à tout prix.

C’est parfois simplement une manière de se demander :

Comment est-ce que je vais, ici et maintenant ?

En sophrologie, respirer n’est pas une performance

Une idée reçue fréquente consiste à penser qu’il existerait une « bonne respiration ».

En réalité, il n’existe pas toujours une respiration idéale.

L’objectif n’est pas d’obtenir un souffle parfait.

Il s’agit plutôt :

– d’observer ;
– de ressentir ;
– puis, si cela semble juste, d’accompagner doucement le corps vers davantage d’espace et de confort.

La respiration devient alors un support pour revenir au présent.

Une proposition simple

Si vous en ressentez l’envie :

Prenez quelques instants pour observer votre respiration.

Sans chercher à la modifier.

Puis demandez-vous :

— Où est-ce que je sens mon souffle ?
— Est-il ample ou discret ?
— Est-ce qu’il y a quelque chose à changer… ou simplement à remarquer ?

Parfois, cela suffit déjà.

Une pratique du quotidien

Respirer ne résout pas tout.

Mais revenir quelques instants au souffle peut parfois permettre de :

– retrouver davantage de clarté ;
– relâcher certaines tensions ;
– créer un espace avant de réagir ;
– revenir au corps.

Les gestes simples ne sont pas nécessairement anodins.

Durgaya
Sophrologie · DU Méditation & relation de soin · Approche Cognitivo-Comportementale